A quoi tient le bonheur?
C'est une question que je me pose souvent, car ces derniers mois (années?) ont été ardus et finalement, on est toujours là, pas au fond du gouffre, même si parfois il semble se rapprocher dangereusement.
Parfois, on a la tête tellement dans le guidon qu'on oublie de se retourner, de réfléchir, de voir ce qu'il y a autour de nous. Et là on passe à côté de plein de chose. Le pire c'est que le lendemain on se fustige d'avoir loupé tout ça.
Les enfants nous rappellent douloureusement tout ça. Quand on ne va pas bien, ils s'engouffrent dans la brèche, nous rendent fous, nous titillent jusqu'au craquage. Et la spirale infernale est là, la fatigue, l'énervement, le tout largement entretenu par ces chérubins, transformés pur l'occasion en véritables démons.
Alors que finalement, si on prend le temps de se retourner, de tout mettre à plat, d'arrêter de rendre responsable nos enfants de ce qui finalement vient de nous, ça va tout de suite mieux. Comment demander à un petit de se contrôler alors que nous même luttons et perdons parfois nos moyens?
Pas facile quand on est dedans, mais tellement efficace...
Dormir aussi ce serait pas mal quand même...
Mais qu'est-ce que je fais encore là moi?
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